Granby, 28 juin 2009
Et on pleure de bonheur.
Merci à tous.
Les tribulations de deux français émigrés au Canada
15 juin 2009: 28 ans (et toutes mes dents pour l'instant);
Deux petites ''photo de famille'' au parc Laurier pour l'occasion...
De gauche à droite et du fond vers l'avant:
Nico, Fred, Assen, Louis, Noémie;
Chantal, Patrick, Céline, Julien, Jeff, Mikako, moi, Laurène, Hide, Laure et Yohann!
Ou encore...
Fred, Céline, Mikako et ses ami(e)s, Noémie, Louis, Laurène;
Chantal, Patrick, Assen, Hide, Laure et Yohann;
Nico, moi et Julien...
Et les deux petits anges: Raphaël (en bas à droite) et Eloi (dans les bras de sa maman Chantal)
Je publierai des photos de mon vol en deltaplane dès que j'aurai volé :-)
Qui a dit qu'on ne pouvait pas faire 1200km en un week-end? Quand il s'agit de découvrir une des régions les plus typiques du Québec, les marmottes sont prêtes à tout ;-)
Montréal, vendredi 21 novembre, départ à 15h, 8h de route devant nous. Une route qui se dépeuple petit à petit en dépassant Québec vers le Nord, plus aucune lumière ni aucune habitation sur des centaines de km (je n'avais jamais vu autant d'étoiles de ma vie!), puis, à 23h30, l'arrivée au "bout" de la route, face au fjord du Saguenay, dont les 1,2km de large à son embouchure ne se traversent qu'en ferry; belle surprise quand on ne s'est pas renseignés avant: heureusement que le ferry passe toute la nuit! Cela m'a rappelé les traversés (épiques parfois) des Dardanelles en Turquie, sauf le vent froid, les - 10 degrés et l'écume gelée sur les vagues qui rappelaient douloureusement que nous étions en effet au Canada.
Il paraîtrait que je suis une hobbit qui ment comme un arracheur de dents - et que les elphes comme Nico sont des grands individus racistes et hautains... Ça promet!
http://arka-au-quebec.over-blog.fr/article-24168793.html
Cette année ce n'est pas des bonbons que nous avons chassés.... Mais un tueur! Soirée "meurtre et mystères" oblige. 10 jeunes étudiants de Beverly Hills se retrouvent sur une île à quelques miles de la côte californienne, chez "Andréa", leur meilleure amie à tous (sic), qui a un scoop à leur annoncer pour la publication de son prochain article. Mais voilà qu'à l'arrivée, Andréa gît sur le bord de la piscine, sauvagement assassinée. Les étudiants appelleront-ils la police? Trouveront-il le coupable?
Allez, venez faire un tour sur le site de "Jenn", la future présidente de l'association des étudiants de Beverly Hills, alias Anne, bretonne de l'IEP d'aix (si, si, je vous assure) pour voir quelques photos... Les déguisements valent le coup d'oeil, et les expressions de visages dramatiques encore plus. Y a pas à dire, on est bien rentrés dans le jeu. Merci, Gentil Organisateur "Cruz" ;-)
http://neeechezlescaribous.blogspot.com/2008/11/halloween-se-fte.html
http://neeechezlescaribous.blogspot.com/2008/11/halloween-photos-en-vrac-de-cette-supra.html
http://neeechezlescaribous.blogspot.com/2008/11/halloween.html
http://neeechezlescaribous.blogspot.com/2008/11/halloween-in-montral-murder-party.html
Il n'y a pas à dire, le quartier nord du Plateau correspond mieux à notre mode de vie! Quant à la collocation, elle nous plonge dans l'univers des Québécois et nous fait faire quelques rencontres intéressantes :-)
Un petit aperçu de notre nouvel univers... Temps de trajet jusqu'au bureau: moins de 5mn à pieds :-)
3 Septembre déjà, l'été est passé à toute vitesse et déjà nous attendons le nouvel hiver avec un mélange d'expectactive et d'impatience.
Entre un déménagement un peu chaotique et beaucoup de boulot, l'été à Montréal nous a tout de même paru bien doux, loin de la pollution et du stress parisien et dans la bonne humeur et la candeur de la première ville francophone d'Amérique du Nord.
En avril, les Montréalais se réveillent. Le soleil reprend petit à petit ses droits sur la neige, la chaleur monte vite - très vite. Partout des piques niques s'improvisent à coups de poulets portuguais de la rue Duluth, les tams-tams se remettent à tonner, les guerriers du Mont-Royal se replongent dans leur guerre interrompue par la neige, les écureuils sortent vite vite de leurs nids de feuilles pour glaner quelques graines avant les grandes chaleurs.
En mai, au-delà de quelques tas épars passés du blanc immaculé au noir empoussiéré, la neige n'est plus qu'un souvenir et le soleil tape déjà fort. En quelques semaines, on est passés de moins 15 à 25 degrés. Les arbres sont en bourgeons, les Montréalais sortent planter quelques fleurs dans leurs jardins ou sur le pas de leur porte; quelques uns s'attèlent à la dure tâche du nettoyage de printemps et au récurage des vitres noircies par la poussière et le sel projetés par la neige et les déneigeuses quelques semaines plus tôt. La plupart, pourtant, ne prend pas cette peine. L'été est bien trop court pour le passer à de si vilaines tâches, mieux vaut flâner sur le port ou arpenter le Mont Royal: le ménage attendra qu'on soit morts.
En juin, on prend ses habitudes. Les parcs sont noirs de monde, les pelouses encore vertes aux quelques tapis de fleurs tombées des arbres accueillent des milliers de gai lurons en mal de farniente qui installent sauvagement des hamacs entre les troncs des arbres. La pétanque, populaire contre toute attente, accueille les 20-35 ans sur les anciens rings de hockey du parc La Fontaine. Les cours de tennis sont pris d'assaut, les piscines gratuites ou presque gratuites ouvrent leurs portes un peu partout dans Montréal, les Québécois jouent au volley, au badmington, au frisbee. Pour un peu on se croierait en vacances et on envie de plus en plus les "vrais" Montréalais qui sortent du bureau à 17h quand nous le quittons entre 19h et 20h.
Début juillet, c'est la vraie vie qui commence. Le festival de Jazz fait tressaillir Montréal pendant deux semaines. La rue Sainte Catherine bloquée dans tout le centre-ville, l'alcool vendu dans les rues, ce qui ne manque pas de surprendre dans un pays où la moindre bouteille de vin doit en principe être transportée dans un sac de papier brun pour ne pas être visible aux petits yeux innocents qui se baladent dans la rue, les concerts qui se succèdent et se chevauchent, à quelques rues l'un de l'autre. Une sorte de gigantesque fête de la musique en plein air qui dure 10 fois plus longtemps, sans les aléas des casseurs et des excités, qui va savoir pourquoi sont complètement absents dans cette ville candide. Après, c'est la série des festivals. Francopholies, festival du film de Montréal, Juste pour Rire, on ne les compte plus et on ne sait même plus trop lesquels commencent quand et lesquels finissent quand. On se contente de se demander si on a encore la force de sortir le soir ou le week-end venu, et on prend une rue au hasard pour tomber sur un groupe de musique ou un sketch de rue. Entre-temps, le 24 juin a célébré le Québec et le 1er juillet, fête nationale du Canada, voit le traditionnel défilé des déménagements, un peu moins dense cette années qu'à l'habitude manifestement. Puis les vacances arrivent. Les 2 dernières semaines de juillet, Montréal se vide pour les traditionnelles "vacances de la construction", ainsi nommées parce qu'elles ont d'abord été initiées par le secteur du BTP, où la chaleur estivale obligeait à fermer les chantier. Cette années, une fois n'est pas coutûme, elles ont mal porté leur nom. Tous les matins, sur "Rythme FM", la radio de Montréal, les présentateurs se lamentent de la pluie qui ne cesse de tomber pendant les seules 2 semaines où tout le monde est parti en virée à la campagne.
Puis c'est Août. Août et sa chaleur écrasante, 35 degrés, moites, humides, désagréables. Certains restent en vacances. D'autres restent chez eux. Les festivals se font plus espacés et plus absents, les Montréalais calment peu à peu leur frénésie du début d'été, les enfants sont en vacances. On prend le temps de se balader, on part en week-end au chalet en famille, on fait des virées à la plage avec les enfants, au bord des lacs pour ceux qui le peuvent, en face du casino de l'île Notre Dame pour ceux qui n'ont pas d'autre choix. Dans les parcs, les gens ne jouent plus au volley ou à la pétanque, ils dorment. Les écureuils ne sortent presque plus, accablés de chaleur et repus de soleil. On se repose.
Et voilà déjà Septembre à nouveau. Le 1er Septembre marque la fin de l'été avec la fête de travail qui nous a valu cette année un week-end de 3 jours. Puis, le lendemain, c'est la rentrée des classes. Les enfants reprennent le chemin de l'école, sac au dos. De nouveau, on voit des ribambelles de gamins accrochés les uns aux autres par des courrois rouges et qui portent tous des brassards de leur école, précédés et suivis par leurs moniteurs ou leurs monitrices. Les activités extra-scolaires recommencent, les clubs de foot rouvrent leurs portes et les parents reprennent eux aussi le chemin du travail. Les partenaires se réveillent, nous rappellent, veulent nous voir. Le soir, les rues sont moins peuplés; les gens gardent leurs sous après les folies de l'été. Bientôt, les feuilles commenceront à roussir. Un bel et court été indien clora ce bel et long été Montréalais et les marmottes reprendront les raquettes pour des belles balades dans la neige dans tous les coins qu'elles ont découvert cet été.
Demain cela fera un an que nous sommes arrivés à Montréal. Il y a encore tant à découvrir!